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Un désastre environnemental


Le morcellement du paysage impliquerait une fragmentation de l’habitat pour la faune et la flore sauvage : la nature serait la grande perdante…La fragmentation des milieux naturels et notamment du bois de Laurensart et du bois des Vallées entraînerait un risque important d’isolement des populations d’espèces terrestres, cause d’érosion de la biodiversité.

Le bois de Laurensart et le bois des Vallées sont repris dans la Structure Écologique Principale (SEP) ; Or le Schéma de développement du territoire de la Région wallonne prescrit que :« Dans le respect des Directives européennes, les projets d’urbanisation ou de nouvelles infrastructures linéaires évitent de porter atteinte ou de fragmenter le réseau écologique reconnu. » 


Le tracé proposé couperait en deux le Bois des Vallées figurant à l’inventaire des Sites de Grand Intérêt Biologique et au PCDN de Grez-Doiceau détruisant les 2/3 de la lande sèche à Callune et passerait à proximité immédiate de deux autres sites du même intérêt : l’étang de Gastuche et le marais de Laurensart .

Le marais de Laurensart, la plus grande roselière de la vallée de la Dyle, est un site du réseau Natura 2000 et est un site classé.


Le projet de tracé affecte des espèces d’intérêt communautaire même si celui-ci évite stricto sensu les zones Natura 2000 : en effet le Bois de Laurensart ainsi que le Bois des Vallées avaient été proposés par les scientifiques mandatés par la Région wallonne pour intégrer le réseau Natura 2000. Mais, l’étude d’incidence elle-même le souligne p.103 : « il convient néanmoins de rappeler que le bois de Laurensart, l’étang de Gastuche et le bois des Vallées ont été proposés par le DNF pour être inscrits comme sites Natura 2000, mais n’ont pas été retenus par le Gouvernement wallon lors de l’élaboration du réseau. »


Le tracé détruira bel et bien des habitats naturels d’intérêt communautaire, protégés en vertu de la Directive européenne Habitats : landes à bruyère dans le Bois des Vallées, prairies humides à grandes herbes dans le fond de la Vallée de la Dyle, hêtraies acidophiles et vieilles chênaies dans le Bois de Laurensart et le Bois des Vallées.…

Plusieurs espèces protégées et/ou menacées comme le Castor d’Europe, le Martin-pêcheur d’Europe, la Bécassine des marais, la Chevêche d’Athéna ou encore le Lézard vivipare et l’Orvet fragile seront gravement affectées par le contournement. En particulier les oiseaux migrateurs car la vallée de la Dyle est un couloir de migration pour l’avifaune européenne et une Zone de protection spéciale (ZPS) au titre de la Directive Oiseaux.


Les différentes « mesures de compensation » proposées dans le cadre de l’étude d’incidences ne pourront en rien répondre à l’atteinte majeure induite par les destructions de zones forestières, de milieux de grand intérêt biologique et le morcellement de l’espace. Les quelques plantations situées principalement à l’intérieur de zones d’échangeurs isolées du reste de l’habitat et sur les talus composés de remblais auront un caractère rudéral et ne remplaceront jamais les boisements âgés et historiques détruits. Par ailleurs, nombre de compensations proposées sont localisées sur des surfaces présentant déjà actuellement un habitat de grande valeur biologique, et ne permettent donc pas de réduire la perte nette d’habitats qu’engendre ce projet. Malgré la mise en œuvre de rares dispositifs de passage de la faune, souvent inadéquats, l’effet barrière de cette nouvelle route pour la faune sera particulièrement prononcé. Un effet direct négatif est donc attendu sur la biodiversité.