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Marais de Laurensart

Le tracé du contournement passant au niveau d’une zone de sources alimentant le marais de Laurensart, des conséquences potentiellement importantes et imprévisibles sur l’alimentation du marais ont été identifiées par l’étude d’incidences. Le principe de précaution devrait donc être adopté en vue de préserver ce milieu exceptionnel repris au sein du réseau Natura 2000.

  • Le marais de Laurensart est site classé (17 juillet 1991).
  • II s'agit d'un site d'intérêt européen où trouvent refuge des espèces d'oiseaux cites dans l'annexe I de la directive 79/409/CEE et dans l'annexe 11-1; ainsi que des espèces comme l'alyte accoucheur ( Alytes obstetricans) figurant dans l'annexe 11-a de la directive 92/43/CEE.
  • C'est un lieu de gagnage pour 6 espèces de chauves-souris (Amaury HENS, 2006). Les chauves-souris sont protégées par la directive européenne 92/43/CEE Faune, Flore, Habitats.
  • Le marais de Laurensart est une des trois« Zones Noyaux »de la Zone de Protection Spéciale de l'avifaune européenne « Dyle-Dijleland ».
  • II est en Zone de Conservation Spéciale Natura 2000 (BE 31012).

Le marais de Laurensart, en tant que la plus grande roselière de la vallée de la Dyle (13 ha) et ayant déjà abrité la nidification probable du Butor Etoile (Botaurus stellaris) devrait être pris en compte dans le Plan d'action de la Commission européenne pour le Butor. En ce qui concerne la Belgique, ce plan définit une série d'actions pour assurer la protection et le développement de cette espèce.

La roselière de Laurensart est intéressante tant du point de vue botanique qu'herpétologique et surtout omithologique.  Elle abrite l'Alyte accoucheur, (Alytes obstetricans.), petit crapaud devenu fort rare en Brabant. On y dénombre de nombreuses espèces d'oiseaux, dont 89 espèces nicheuses. Parmi celles-ci 12 espèces très rares et 23 espèces rares. Ces espèces nichent dans la roselière, la bordure boisée et les prairies environnantes. C'est un des deux seuls sites de la vallée de la Dyle entre Wavre et Leuven et un des rares sites belges où le Butor Etoile (Botaurus stellaris) estive et ou un male cantonne a chanté de façon prolongée en période de reproduction. Celle-ci, possible, est très difficile à prouver formellement pour cette espèce crépusculaire et nocturne aux mœurs très discrètes.

Certaines années, on y voit nicher le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), fait très rare en Brabant. Les Rousserolles effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) et verderolle (Acrocephalus palustris) ainsi que le Bruant des roseaux nichent également à cet endroit et la turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) y a niché. La Gorgebleue à miroir (Luscinia svevica) s'y reproduit irrégulièrement. Le Martin-pêcheur (Alcedo atthis) y niche.

Sur les vasières, on peut apercevoir des limicoles tels le Chevalier culblanc (Tringa ochropus) ou le Courlis cendre (Numenius arquata). Des anatidés profitent également de la quiétude des roseaux et de la proximité du bois pour y élever leurs jeunes; ainsi Sarcelle d’été (Anas querquedula) et Sarcelle d’hiver (Anas crecca) sont signalées comme nicheuses à Laurensart (fait rare en Brabant). Le Canard souchet (Anas clypeata), le Fuligule morillon (Aythya fuligula), le Fuligule milouin (Aythya ferina) y nichent également .Souvent on peut apercevoir survolant ce territoire la Buse variable (Buteo buteo), la Bondrée apivore (Pemis apivorus), l'Autour des palombes (Accipiter gentilis), l'Epervier d'Europe (Accipiter nisus) et les Faucons hobereau (Falco subbuteo) et crécerelle (Falco tinnunculus. Ces six espèces de rapaces nichent dans les bois environnants. Le Milan noir (Milvus migrans) a fait une tentative de nidification, fait rarissime en Basse et Moyenne-Belgique. Le Balbuzard pécheur (Pandion haliaetus) s'y arrête et s'y nourrit chaque année lors des migrations de printemps et d'automne.